Dans tes silences se dessinentDes Africaines abyssinesDans tes
mutismes, ton délireVa de l'Angola au ZaïreBambou voyage par la
penséeElle est près de moi mais m'a déjà quittéTous les silences
de BambouHurlent dans ma tête et me rendent fouDans tes yeux
absents se dévoilentDes fièvres aux moiteurs tropicalesQuand tes
pupilles se dilatentL'eau trouble des étangs s'y miroiteLa saison
des pluies est passéeBambou ne pleure plus, elle s'est vite
consoléeTous les silences de BambouHurlent dans ma tête et me
rendent fouTu es désert BambouEt jungle BambouForêt de BambouEt
coups de BambouDans te silences se dessinentDes Africaines
abyssinesDans tes commotions cérébralesJe vois l'Afrique
équatoriale