À l'âge de six ans. Mon cadeau de NoëlUne arme en
plastique réplique industrielle.Il y a des guirlandes partout
dans la maison.Je remercie Santa Clauss, parce qu'il a été
bonÀ l'âge de sept ans. Il m'en fallait une
autre.Malheureusement, je l'ai trouvée à qui la
faute.J'étais dev'nu expert dans le tir
instinctif.Entendre toutes ces détonations était mon seul
kif.Pour moi l'avenir était au bout de mon canonMon père
avait des armes et on tirait devant la maisonSur des bouteilles
vides comme dans les films de John FordEt comme je visais juste,
j'ai eu la garde-robeUn treillis camouflage et puis des
bottes de pluieArmes automatiques revolver et uziFusil
d'chasse, Fal, GlockUn jour de bon matin, j'ai tiré
sur le coq.Puis dans la cour de l'école je
m'embrouille avec une filleQuand j'y pense
aujourd'hui. C'était des broutillesPour me venger.
J'prérare une opération.Ouvre le garage sélectionne des
munitions.9 heures du matin on se place devant l'écoleAvec
mon pote John. On patiente on boit de l'alcoolTapis dans
les feuillages j'attends la sonnerieAvec un genou à terre
non c'est pas des conneriesPorté par l'adrénaline.
J'arme la M 16Rafale de balles. J'ai eu ma première
victimeJohn a l'fusil à lunette. C'est comme un
jeu"Tiens je te vends un feu. Tu fumes qui tu veux"On
est en Arkansas. Mon père dit sans cesse c'est sensas.Port
d'armes. Il aime les actions sans schlass.Deux morts. Onze
blessés CNN parlantDe moi Steve Carter. Enfant de huit ans.